Chaque année, la Journée mondiale de la santé mentale nous invite à faire une pause et à réfléchir à l’état de notre bien-être, mais les résultats de cette année racontent une histoire plus vaste.
Le Ipsos Health Service Report 2025 (rapport sur la santé d’Ipsos) révèle que la santé mentale occupe une place centrale dans la conversation mondiale. Au Canada, aux États-Unis et dans le monde entier, de plus en plus de gens parlent ouvertement de leur stress, de leur anxiété et de leur santé émotionnelle, mais nombreux sont ceux qui n’obtiennent pas les soins dont ils ont besoin.
🌍 Une grande préoccupation en Amérique du Nord
Au Canada comme aux États-Unis, la santé mentale figure désormais parmi les trois principales préoccupations en matière de santé personnelle, avec le cancer et les maladies cardiaques.
- Aux États-Unis, 45 % des adultes déclarent que la santé mentale est l’une de leurs principales priorités en matière de santé, soit une augmentation de 4 points depuis 2023.
- Au Canada, ce chiffre est encore plus élevé, soit 49 %, ce qui témoigne d’une ouverture et d’une prise de conscience croissantes.
- À l’échelle mondiale, 42 % des répondants citent la santé mentale comme une préoccupation majeure, ce qui témoigne du leadership continu de l’Amérique du Nord dans la mise en lumière de ces conversations.
Les Canadiens se distinguent également par leur confiance dans les services de santé mentale, affirmant dans une proportion de près de 60 % croire que l’aide professionnelle peut entraîner des résultats positifs ‒ l’un des niveaux de confiance les plus élevés du monde.
📊 Les jeunes générations sont les moteurs du changement
Les données d’Ipsos montrent que les jeunes, en particulier ceux de moins de 35 ans, sont les premiers à parler du bien-être mental et à le prioriser.
- Aux États-Unis, 44 % des répondants de 18 à 34 ans déclarent ressentir du stress ou de l’anxiété « presque tous les jours ».
- Chez les jeunes du Canada, le chiffre est légèrement inférieur, soit 40 %, mais tout de même supérieur à la moyenne mondiale de 37 %.
Les jeunes générations ont également plus tendance à utiliser des outils numériques pour soutenir leur santé mentale.
En 2025, 29 % des Canadiens et 32 % des Américains ont déclaré utiliser des applications, une thérapie en ligne ou des plateformes numériques pour prendre en charge leur bien-être, soit une augmentation de près de 10 points de pourcentage depuis 2023.
Ces résultats mettent en évidence un changement majeur : les gens n’attendent pas pour obtenir de l’aide, ils la recherchent à leur manière.
💡 La prise de conscience est élevée, mais l’accès comporte encore des lacunes
Alors que les conversations sur la santé mentale sont plus ouvertes que jamais, l’accès aux soins reste inégal.
Aux États-Unis, 38 % des adultes déclarent que le coût est le principal obstacle à la recherche de soutien en matière de santé mentale, tandis que 26 % mentionnent la disponibilité des services.
Au Canada, 28 % mentionnent le coût, mais 31 % affirment que les longs délais d’attente rendent l’accès difficile ‒ l’un des taux les plus élevés des pays du G7.
À l’échelle mondiale, la situation est similaire : 36 % des répondants déclarent que le soutien en matière de santé mentale est soit trop cher, soit trop limité là où ils vivent.
Ces résultats montrent que, même si la stigmatisation liée à la santé mentale diminue, des difficultés systémiques subsistent, de l’abordabilité à la disponibilité.
🤝 Un changement culturel : de la stigmatisation au soutien
Le signe le plus encourageant des données d’Ipsos pour 2025, c’est peut-être une culture d’ouverture croissante.
À l’échelle mondiale, plus de la moitié des répondants (52 %) déclarent se sentir à l’aise de parler de santé mentale avec leurs amis ou leur famille, contre 46 % en 2023.
Au Canada et aux États-Unis, la proportion de personnes à l’aise est encore plus élevée, à 59 % et 57 % respectivement.
Non seulement les Nord-Américains parlent davantage, mais ils se soutiennent aussi plus ouvertement les uns les autres, que ce soit au travail, à l’école ou au sein de la communauté.
Et les avantages sont évidents : ceux qui disent se sentir soutenus ont deux fois plus tendance à décrire leur bien-être mental comme « bon » ou « très bon ».
🌱 Regard vers l’avenir : au-delà de la prise de conscience
Le rapport Ipsos Health Service Report 2025 indique clairement une chose : la santé mentale n’est plus seulement un sujet de conversation; c’est une priorité sociétale.
La prise de conscience est forte, mais la prochaine étape consiste à garantir que les soins soient accessibles, abordables et personnalisés.
Alors que nous célébrons la Journée mondiale de la santé mentale 2025, n’oublions pas que :
Le bien-être mental ne se résume pas à la capacité d’adaptation : il s’agit de lien, d’empathie et de progrès partagés.
Parce que, lorsque nous parlons, écoutons et nous soutenons les uns les autres, nous ne réduisons pas seulement la stigmatisation, nous construisons un monde en meilleure santé, plus compréhensif.
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Source: L’étude Ipsos Health Service Monitor 2025 (baromètre de la santé Ipsos) a été menée auprès de 23 274 adultes âgés de 16 à 74 ans dans 34 pays, dont le Canada et les États-Unis, entre janvier et mars 2025.
