Journée internationale des droits des femmes 2026 : on parle de « partage », mais on continue de diviser comme avant

La nouvelle enquête mondiale Ipsos révèle un monde qui adhère théoriquement au partage des responsabilités, mais qui, en pratique, reste attaché aux attentes d'autrefois. Entre l'idéal et l'habitude, un fossé existe, accompagné du sentiment croissant que « suffisamment a été fait ». 

Imagen de mujeres diversas representando la conmemoración del Día Internacional de la Mujer 2026.

Le fil de l'histoire

Si l'égalité était une application, le monde l'aurait déjà téléchargée : la plupart des gens veulent partager les responsabilités domestiques. Mais lorsque la notification « qui fait quoi ? » apparaît, beaucoup repassent en mode traditionnel. 

Ce que l'on considère comme idéal 

- 73 % pensent que la garde des enfants devrait être partagée équitablement. 

- 73 % affirment la même chose pour les tâches ménagères (hors garde d'enfants). 

- 77 % estiment que les décisions importantes du foyer devraient être prises ensemble. 

- 66 % pensent que le fait de « gagner de l'argent » devrait également être partagé. 

Ce que les gens attendent ou attribuent réellement 

- 24 % pensent que les hommes devraient être entièrement ou un peu plus responsables de gagner l'argent (seuls 6 % disent la même chose des femmes). 

- 17 % pensent que les femmes devraient être entièrement ou un peu plus responsables de la garde des enfants (contre 6 % qui l'attribuent davantage aux hommes). 

- 16 % désignent les femmes comme plus responsables des tâches ménagères (contre 8 % pour les hommes). 

- Perception sociale : 35 % pensent que, dans leur pays, on s'attend davantage à ce que les femmes gèrent les enfants et la maison ; 40 % pensent que l'on attend des hommes qu'ils soient les soutiens de famille. 

Le tournant de 2026 : la fatigue de l'égalité ?

- 52 % dans le monde déclarent que « suffisamment a été fait » pour accorder aux femmes l'égalité des droits. 

- 46 % pensent que l'on demande aux hommes d'en faire « trop » pour soutenir l'égalité. 

- 44 % estiment que nous sommes allés si loin dans la promotion de l'égalité des femmes que les hommes sont désormais victimes de discrimination (opinion partagée mondialement). 

Traduction : des progrès, oui, mais aussi de la résistance et des signes de lassitude. 

Des normes tenaces

- 51 % estiment que les femmes sont « naturellement meilleures » pour s'occuper des enfants. 

- 20 % sont d'accord pour dire qu'« une femme doit toujours obéir à son mari ». 

- 17 % affirment qu'« une femme ne devrait pas paraître trop indépendante ou autonome ». 

Spoiler : l'égalité et les stéréotypes font mauvais ménage. 

Pouvoir et modèles : le verre à moitié plein

- 60 % pensent que la situation s'améliorerait avec plus de femmes à des postes de responsabilité, au gouvernement et en entreprise. 

- 54 % pensent qu'il n'y aura pas d'égalité sans davantage de femmes dirigeantes. 

- 39 % s'identifient comme féministes (44 % des femmes contre 31 % des hommes). 

Qui dispose de plus de liberté de choix ?

- Emploi : 39 % perçoivent que les hommes ont plus d'options professionnelles (seuls 10 % disent la même chose pour les femmes). 

- Expression personnelle : 34 % pensent que les femmes sont plus libres de s'habiller comme elles le souhaitent ; 22 % dans leurs relations amoureuses ; 24 % concernant leur rôle au foyer. 

Traduction : les femmes ont plus de marge de manœuvre sur « l'apparence et le relationnel », et les hommes sur « la carrière ». 

Générations : les données qui font débat

- Les hommes de la génération Z sont plus attachés aux idées traditionnelles (ex. : 57 % pensent que l'égalité des femmes discrimine les hommes, contre 38 % des femmes de la Gen Z ; 59 % des hommes de la Gen Z pensent qu'on en attend trop des hommes, contre 41 % des femmes du même âge). 

- Ils sont aussi plus nombreux que leurs homologues féminines à dire que le mari devrait avoir le dernier mot à la maison (33 % contre 19 %). 

L'avenir n'est pas écrit : l'implication des jeunes hommes sera la clé. 

Avenir : un optimisme inégal 

- 55 % croient que les jeunes femmes d'aujourd'hui auront une vie meilleure que celle de leurs mères. 

- Seuls 40 % disent la même chose pour les jeunes hommes (en baisse de cinq points par rapport à 2025). 

Le fossé des attentes traverse aussi les générations et les genres. 

Que faut-il en conclure ?

- L'idéal égalitaire est en place, mais les « pilotes automatiques » culturels continuent d'attribuer les tâches selon les stéréotypes. 

- Une « anxiété du changement » (ou une lassitude) coexiste avec le soutien à une plus grande présence des femmes aux postes de direction. 

Entre les paroles et les actes, le chemin est long : la plupart adhèrent au partage des responsabilités, mais les vieux réflexes désignent encore « qui prend soin » et « qui pourvoit aux besoins ». Ajoutez à cela le sentiment chez certains qu'« on en a assez fait », et un fait troublant : plus d'hommes de la génération Z que de femmes s'accrochent aux normes traditionnelles. Pourtant, le consensus grandit : plus de femmes aux commandes, c'est de meilleurs résultats. Ce n'est pas un recul, c'est une transition : des progrès constants, des résistances actives et un avenir qui se façonne dans le débat public, à la maison et au travail. 

À votre tour

Vous reconnaissez-vous dans ces chiffres ? Au sein de votre foyer, qu'est-ce qui est partagé et qu'est-ce qui reste « à elle » ou « à lui » ? Observez-vous des signes de « fatigue de l'égalité » autour de vous ? Partagez votre expérience et prenez part à la conversation. 

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Source : Rapport Ipsos pour la Journée internationale des droits des femmes, réalisé en ligne entre le 24 décembre 2025 et le 9 janvier 2026, dans 29 pays et auprès de 23 268 adultes âgés de 18 à 74 ans. 

Ce contenu a été traduit en utilisant la technologie de l'IA. Bien que des efforts aient été faits pour assurer l'exactitude, certaines nuances ou erreurs peuvent être présentes. Pour lire le matériel original en anglais, veuillez cliquer ici. 

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