Les dernières années ont été rudes pour de nombreux foyers, avec des factures d’épicerie qui montent, des loyers qui flambent et des salaires qui n’arrivent pas à suivre. Mais le dernier Observatoire du Coût de la Vie Ipsos (2025) nous donne un signe de ce qu’on n’a pas ressenti depuis un moment : un soulagement.
Pas de la joie. Pas du confort. Mais un peu moins de tension sur les épaules.
Partout dans le monde, plus de gens affirment qu'ils s'en sortent « correctement » financièrement (37 % globalement, contre 33 % l’année dernière). C'est une petite victoire, mais une qui reste accompagnée d’une inquiétude sous-jacente. Parce qu’en même temps que nous commençons à respirer un peu, beaucoup se posent discrètement la question : pour combien de temps encore ?
44 % des Canadiens déclarent se sentir financièrement à l'aise, mais l'inquiétude persiste
Commençons par les bonnes nouvelles: plus de gens disent qu'ils s'en sortent bien. Le rapport Ipsos couvre 30 pays et le constat est étonnamment positif : 37 % des gens disent maintenant qu'ils vivent confortablement ou du moins s'en sortent bien, en hausse par rapport aux 33 % de l’année précédente.
Ici au Canada, 44 % des gens se disent « à l'aise » ou s'en sortir « correctement » financièrement. Cela dit, personne ne se sent insouciant pour autant. L'alimentation et le loyer restent les principaux facteurs de stress pour la plupart des foyers, et les paiements hypothécaires en hausse continue de presser ceux avec des taux variables. La vie quotidienne peut sembler un peu plus stable, mais elle reste coûteuse.
Par exemple, dans d'autres pays interrogés comme la France et la Suède, beaucoup s'attendent à ce que leur revenu disponible diminuedans les prochains mois. Et bien que les Canadiens soient légèrement plus optimistes, un sur trois (33%) s'attend tout de même à une baisse de son niveau de vie au cours de l' année prochaine.
Donc oui, les choses semblent mieux que l’année dernière. Mais les Canadiens, comme bien d'autres, attendent toujours de voir si cette accalmie durera. C'est un progrès enveloppé d'incertitude.
L'inflation: L'inquiétude persistante
Si l'année 2022 était celle où tout le monde est devenu expert en inflation, 2025 est l'année où nous en parlons encore.
Au Canada, 62 % des gens croient que l'inflation augmentera à nouveau l’ année prochaine, en hausse de sept points par rapport à 2024. Même si le taux d'inflation officiel a refroidi depuis son pic, la plupart des Canadiens disent ne pas le ressentir ainsi lorsqu’ils font leurs courses ou paient leurs factures de services publics.
Et honnêtement, difficile de blâmer ceux qui se sentent sceptiques. C'est sûr, l'inflation pourrait être « contrôlée » sur papier, mais la plupart d'entre nous ne la voient pas à la caisse. Les coûts alimentaires, du carburant et du logement coûtent restent plus élevés qu'avant la pandémie, mettant à rude épreuve le budget de nombreux Canadiens. Les prix alimentaires ont grimpé d'environ 3,8 % d'une année à l'autre, tandis que les loyers ont augmenté de près de 4,8 %, et même les fluctuations du prix de l'essence ajoutent de la pression. Malgré un certain assouplissement de l'inflation globale, la gestion des dépenses quotidiennes au milieu de ces coûts persistants signifie que « joindre les deux bouts » reste un numéro d'équilibriste constant.
C'est ce que certains appellent la « fatigue de l'inflation »: on ne panique plus, mais on n'a pas le cœur à la fête non plus.
On se croirait toujours en récession, n'est-ce pas?
Même lorsque les économies montrent des signes de croissance, beaucoup de gens se sentent toujours en récession. C'est vrai aussi au Canada. Malgré des chiffres d'emploi stables et une inflation qui refroidit, 45 % des Canadiens croient que le pays est en récession, contre 28 % qui pensent le contraire. C'est moins une question de situation nationale et plus une question des réalités du budget mensuel : factures, 'épargne et ce petit « extra » qui fond à vue d'œil.
Quand la vie quotidienne est encore serrée, parler de « reprise économique » peut sembler éloigné.
La « décennie de l'inquiétude » continue
Si vous suivez les recherches d’Ipsos depuis 2022, vous reconnaîtrez sans doute ce thème : l’incertitude est devenue une partie définissante de la vie.
Les résultats de 2025 montrent que les Canadiens, comme ailleurs, s'adaptent. Nous trouvons des moyens de gérer les coûts accrus, que ce soit en réduisant, en changeant de marque ou en reportant les gros achats . Mais la confiance n’est pas' revenue pleinement.
Alors oui, nous nous en sortons mieux. Mais il y a toujours ce sentiment sous-jacent que le sol pourrait à nouveau se dérober à tout moment.
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*Source: Ipsos Cost of Living Monitor 2025 • Base: 23 772 adultes de moins de 75 ans dans 30 pays, interviewés entre le vendredi 22 août et le vendredi 5 septembre 2025.*
Ce contenu a été traduit en utilisant la technologie de l'IA. Bien que des efforts aient été faits pour assurer l'exactitude, certaines nuances ou erreurs peuvent être présentes. Pour lire le matériel original en anglais, veuillez cliquer ici.
