L’étude mondiale Life Aspirations 2026 d’Ipsos révèle ce que les personnes considèrent comme une vie réussie et pourquoi la stabilité financière reste une priorité pour des millions de personnes à travers le monde.
Que signifie réussir sa vie en 2026 ?
Nous vivons à l'ère de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, des nomades digitaux et de métiers qui n'existaient même pas il y a dix ans. Vous pourriez donc penser que la notion de "vie réussie" a, elle aussi, complètement changé.
Mais non. Selon l'étude mondiale Life Aspirations 2026 d'Ipsos, qui a mené une enquête auprès de plus de 22 000 personnes dans 30 pays, la plupart des gens associent encore la réussite à des objectifs plutôt traditionnels : un emploi stable, un logement à soi et la sécurité financière.
La réalité ne réside pas dans ce dont les gens rêvent. Elle dépend de ce que vous pensez pouvoir obtenir.
La réussite porte un nom : la stabilité
Lorsqu'on a demandé aux personnes interrogées de choisir les signes qu'elles considèrent comme importants pour définir une vie réussie, le classement était clair* :
- 65 % mentionnent le fait d'avoir un emploi stable à temps plein.
- 58 % considèrent qu'il est important d'être propriétaire de son logement.
- 35 % accordent de l'importance au fait de prendre leur indépendance et de vivre seuls.
- 31 % considèrent que devenir parent est important.
- 25 % citent le mariage ou l'union civile.
Le message est clair : les gens privilégient toujours la stabilité.
Et ce n'est peut-être pas un hasard. Dans un contexte marqué par l'inflation, l'incertitude économique et la difficulté à trouver un logement abordable dans de nombreuses régions du monde, atteindre la stabilité financière est devenu l'un des principaux symboles de réussite personnelle.
* Moyenne mondiale.
Plus semblables qu'on ne le pense
Depuis des années, nous entendons dire que les jeunes générations ont des valeurs complètement différentes de celles de leurs parents ou grands-parents.
Cependant, l'étude a révélé un fait marquant : les différences entre les générations sont bien moindres qu'on ne le pense généralement. Par exemple, les moins de 35 ans, les 35 à 49 ans et les personnes âgées de 50 à 74 ans accordent tous quasiment la même importance au fait d'avoir un emploi stable ou de posséder leur propre logement.
Cela remet en question l'idée selon laquelle les nouvelles générations auraient abandonné les aspirations traditionnelles. Les objectifs restent les mêmes. Ce qui a changé, c'est la perception de leur faisabilité.
Ce qui nous affecterait le plus de ne pas atteindre
L'étude s'est également penchée sur une question intéressante : que ressentirions-nous si certains de ces objectifs n'étaient jamais atteints ?
Les réponses montrent que certaines étapes de la vie conservent une forte charge émotionnelle.
À l'échelle mondiale, les individus sont plus enclins à affirmer qu'ils seraient tristes s'ils ne parvenaient jamais à :
- Devenir propriétaire de son logement (40 %).
- Obtenir un emploi stable (40 %).
- Vivre dans son propre logement, qu'il soit loué ou acheté (37 %).
Les avis concernant la parentalité et le mariage sont plus partagés, ce qui montre que ces étapes relèvent de plus en plus d'un choix personnel plutôt que d'une attente sociale universelle.
Le facteur qui fait la plus grande différence
Si le rapport met en évidence une ligne de démarcation claire entre ceux qui considèrent la réussite comme accessible et les autres, c'est bien celle des revenus.
Les ménages à revenus élevés :
- Accordent plus d'importance aux différentes étapes de la vie.
- Ont plus de chances de les avoir atteintes.
- Ils sont plus optimistes quant à la réalisation de leurs objectifs restants.
À l'inverse, les personnes aux revenus plus modestes affichent un niveau de confiance inférieur pour la quasi-totalité des indicateurs évalués.
Cela laisse penser que le débat autour des aspirations modernes n'est pas purement culturel.
C'est aussi profondément économique.
La réussite a moins changé qu'on ne le pense
La conclusion la plus intéressante de Life Aspirations 2026 est que, malgré tous les changements qui surviennent dans le monde, les aspirations humaines restent remarquablement constantes.
La plupart des gens associent toujours une vie réussie à la sécurité, à l'indépendance, à la stabilité et à la possibilité de bâtir leur propre projet personnel. La véritable transformation semble s'opérer ailleurs : dans la confiance qu'ont les individus d'atteindre ces objectifs.
Et c'est peut-être l'une des questions les plus importantes pour les années à venir. Non pas ce que nous voulons être. Mais plutôt de savoir si nous avons le sentiment d'avoir encore une réelle chance d'y parvenir.
Votre avis compte
Nous avons tous une idée de ce que signifie « réussir ». Pour certains, c'est atteindre la stabilité financière ; pour d'autres, c'est fonder une famille, acquérir son indépendance ou simplement s'épanouir dans la vie qu'ils ont choisie.
Mais une chose semble claire : bien que les époques changent, nos rêves ont toujours beaucoup en commun. Ce qui change, c'est à quel point nous pensons qu'il est possible de les réaliser.
Chez Ipsos iSay, nous voulons connaître votre point de vue. Rejoignez notre communauté et participez à des enquêtes qui aident les chercheurs et les organisations du monde entier à comprendre comment évoluent les aspirations, les préoccupations et les attentes des individus.
Votre voix peut compter dans les prochaines études mondiales sur les objectifs et les défis qui façonnent l'avenir. Que signifie pour vous une vie réussie ? Nous aimerions connaître votre avis.
*Source : Enquête Ipsos Life Aspirations 2026. Enquête menée entre le 20 février et le 6 mars 2026 dans 30 pays, auprès d'un échantillon de 22 693 adultes âgés de 16 à 74 ans (avec des variations selon les pays).
Pays inclus : Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Colombie, France, Allemagne, 100 € Grande-Bretagne, Hongrie, Inde, Indonésie, Irlande, Italie, Japon, Malaisie, Mexique, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Roumanie, Singapour, Afrique du Sud, Corée du Sud, Espagne, Suède, Thaïlande, Turquie et les États-Unis.
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